Que d’aventures !!!

Publié le 11 Nov 2010 | 0 commentaire

BEAUFORT, CAROLINE DU NORD, USA
LAT. 34°43′N – LONG. 76°42′W

Ou Yen aura pas de facile…OUF! Que d’eau a coulé sous les ponts depuis le dernier posting, c’est le cas de le dire… Nous sommes actuellement dans une marina à Morehead City sur l’autre rive de Beaufort et tentons de nous remettre des dernières journées qui n’ont pas été de tout repos. Allons-y chronologiquement.

La traversée de Cape May à Norfolk 165 m.n. (28 heures) à voile s’est très bien déroulée. Jean-Pierre s’est allongé pendant que je faisais mes quarts et bien qu’il n’ait pas dormi, il s’est reposé. Nous avons chauffé régulièrement l’habitacle et avons moins eu froid car nous pouvions vraiment se réchauffer quand nous entrions. Le passage de l’inlet (ouverture branchant la mer et les voies intérieures) a été un peu plus mouventé. Normal, c’est la rencontre du sud de la baie de Chasepeake, de la mer et de trois rivières en plus des effets de marées…comme dit Linda, c’est la machine à laver.

Le lendemain, nous nous préparons à partir en direction de l’Intracostal Waterway (ICW) afin d’éviter de passer le Cap Hatteras par la mer. Il est réputé difficile et heavy. Jean-Pierre en manipulant le moteur de l’annexe échappe ses lunettes à l’eau, la quatrième paire balancée à l’eau en moins de quatre ans. Pas fort! Et cette fois-ci, nous n’avons pas de rechange. Cette première shit s’est quand même résolue assez miraculeusement. Nous sommes débarqués à terre à 10:00 hres sans lunettes, sans prescriptions et aucune idée ou aller et à 14:00 hres, nous étions de retour à bord avec une paires de lunettes bien ajustées et à notre goût. Bravo, nous nous en soldons avec 850$ de moins en poche et une journée de perdue.

Le 4, nous débutons notre périple dans ICW. La première journée, il pleut à boire debout toute la journée. Nous passons avec frissons sous les ponts de 65 pieds, notre antenne VHF swinge et nous touchons une fois le fond à 6,9 pied sans s’enliser toutefois. C’est OK! Le 5, nous poursuivons en sachant que nous passerons le seul pont de tout l’intracoastal à faire 64 pieds. Une fois rendu, nous tentons une approche très doucement et le mât frappe le pont. L’échelle indique pourtant 64 pieds et nous avons évalué notre tirant d’air à 63 pieds plus les gizmos. Il est 5:30 hres et nous sommes au bout dans un canal de 20 m.n. ou l’on ne peut s’arrêter ni ancrer. Nous prenons la décision de rebrousser chemin, de repasser à l’inverse le canal. On se met à l’ancre à 8:00 hres, il fait noir comme chez le loup, nous n’avons pas de spot et sommes dans à peine 7’6 ».

Le 6, nous décidons d’emprunter une autre route par les sounds comme l’on fait Chapter Two, un bateau d’amis d’amis avec qui nous avons voyagé la première journée. On remonte encore de 20 m.n. pour se mettre en position. Le mouillage est dans le fond du crique peu profonde, encore quelques frissons pendant l’heure que nous prenons pour s’y rendre très très lentement. Nous mouillons dans 7’6 » en vitesse car un super orage électrique se dirige vers nous et les vents montent. Un orage électrique en novembre au gros fret non mais…lâchez-nous! Un peu plus tard autour d’un bon souper et d’une coupe de coupes de vin, pendant que nous tentons de se détendre, la pompe de cale s’emballe, elle ne s’arrête plus. Le silence se fait entre nous et nous entendons de l’eau entrer joyeusement dans la cale. Jean-Pierre super analytique et efficace dans ces situations a vite fait de trouver que c’est une connexion de la thermopompe qui s’est fendue. OK on ferme la valve, cela s’arrête, on éponge le tout. Plus de chauffage!

Le 7, le matin il fait 50F dans le bateau quand on pense que le thermostat de notre frigo est à 40F… Ben, c’est pas chaud! On étudie en détail la route des sounds, çà ne marche pas. En fait, on ne comprend pas par ou Chapter Two est passé. Il y a deux canaux: un, avec un pont fixe de 45′ et un tirant d’eau de 8′, l’autre, pas de pont mais des portions avec des tirants d’eau de moins de 4′?????? On décide de tout enlever gizmos en haut du mât et de s’essayer à repasser le Wilkerson bridge. Nos amis Tim et Linda dont leur bateau tire 65′, l’ont passé à 2 pouces près l’été dernier. Jean-Pierre monte dans le mât, lui qui a une peur bleue des hauteurs. Mais il faut c’qui faut et tant qu’à y être, il en profite pour changer le feu de navigation de mi-mât et installer de façon permanente le détecteur de radar. Evowe, des tits coups de drille dans le mât. Il a vécu une grande frayeur mais il est super fier d’avoir réussi à surmonter sa peur.

Le 8 en se levant, J-P a un flash. Certaines pièces du wash down qu’il a installé pourraient peut-être s’utiliser pour réparer le chauffage. YES! On peut chauffer à nouveau! Nous repartons vers le mouillage précédent la canal. On y passera la nuit. Le plan est d’arriver le plus tôt possible le matin au maudit pont et d’observer sur la règle les variations du niveau de l’eau au courant de la journée afin de passer à marée basse, une marée qui n’est que de 6 pouces à cet endroit. On se croise les doigts!

Le 9, à 10:20 hres nous arrivons au pont et nous le passons…pil poil, 2-3 pouces de dégagement à peine. Nous décrétons définitivement que notre tirant est de 64′ voir 64’6 ». Nous sautillons sur le pont comme des enfants. Le reste de la journée se passe sans anicroche. ENFIN! Merci à Tim et Linda, à Nycole et nos soeurs qui nous ont envoyé des ondes positives.

Le 10, nous reprenons notre route et J-P est bien déterminé à trouver la source de l’eau qui entre toujours dans la cale et ce depuis, notre départ. Sachant qu’elle n’entre pas lorsque nous sommes au mouillage et à voile, nous roulons à moteur, je barre et J-P observe ce qui se passe sous les planchers. Il arrive à comprendre de quelle direction vient l’eau et d’ou plus spécifiquement, le système d’échappement du moteur. Entretemps, nous arrivons à Beaufort, il est 4:30 hres, un pont se dresse devant nous. La règle indique 64 pieds. En arrière tous les moteurs….On vérifie la marée, elle est baissante. Ce n’est qu’une question de temps, nous passerons.

Le pont est derrière nous, nous sommes à quai non loin de là. Nous avons choisi de prendre un break pour évaluer à tête reposée quelle sera notre route jusqu’en Caroline du Sud. Mais chose certaine, nous trouvons l’ICW très très stressant et nous aimerions bien régler le problème d’entrée d’eau.

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